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EN BREF
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Désinformation climatique sur les médias français
Une étude menée par Science Feedback, en collaboration avec ses partenaires Data for Good et QuotaClimat, a révélé l’ampleur préoccupante de la déseinformation climatique dans les médias français, notamment à la télévision et à la radio. Pendant une période de huit mois, de janvier à août 2025, 529 cas d’affirmations fausses ou trompeuses ont été identifiés, avec un pic significatif durant les mois d’été. Les résultats montrent que plus de 70% des cas portaient sur des narratifs relatifs à la transition énergétique et aux énergies renouvelables, souvent en lien avec des événements politiques marquants. Les médias publics se sont révélés plus résilients face à la désinformation que les chaînes privées. Enfin, le rapport met en lumière la nécessité d’établir des mesures de protection afin de garantir des informations fiables sur le climat et de soutenir un débat démocratique éclairé.
La désinformation climatique est devenue un enjeu majeur dans le débat public concernant l’avenir de notre planète. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les médias audiovisuels français, où des récits trompeurs peuvent influencer l’opinion publique et la politique environnementale. Cet article se penche sur une étude approfondie menée par Science Feedback, Data for Good et QuotaClimat, qui a mis en lumière l’ampleur de la désinformation climatique diffusée à la télévision et à la radio. Nous explorerons les narratifs dominants, les implications de cette désinformation et les recommandations pour contrer ses effets délétères.
Comprendre la portée de la désinformation climatique
Au cours des huit derniers mois, une analyse minutieuse des médias audiovisuels français a révélé un nombre alarmant de fausses informations concernant le climat. Entre janvier et août 2025, pas moins de 529 cas d’affirmations trompeuses ont été enregistrés, un chiffre qui a triplé pendant les mois d’été. Ces pics de désinformation coïncident souvent avec des événements politiques et géopolitiques, soulignant à quel point les débats publics peuvent être influencés par des récits erronés.
Les événements déclencheurs de la désinformation
Les moments de forte activité politique, tels que l’investiture de Donald Trump ou les discussions parlementaires sur des sujets sensibles comme les zones à faibles émissions (ZFE) et la planification énergétique, ont servi de catalyseurs pour la diffusion de la désinformation. Les médias jouent un rôle crucial dans la propagation de ces récits, et lorsque les questions climatiques sont sous-couvertes, les chaînes d’information deviennent vulnérables à la désinformation.
Analyse des récits dominants
Identité des narratifs trompeurs
Les analyses ont mis en avant 19 narratifs récurrents dans les médias, la majorité d’entre eux ciblant des solutions à la crise climatique plutôt que la science elle-même. En fait, plus de 70 % des cas analysés concernent la transition énergétique, en particulier les énergies renouvelables. Des fausses allégations telles que « les énergies renouvelables augmentent le prix de l’électricité » ou « elles ne sont pas fiables à cause de leur intermittence » circulent fréquemment.
Impact sur l’opinion publique
La désinformation climatique impacte directement la perception de ces enjeux par le public. Les récits erronés créent un climat de méfiance envers les solutions proposées, en déformant la réalité des bénéfices associés aux énergies renouvelables. Par conséquent, un certain nombre de personnes peuvent rejeter des politiques avantageuses pour l’environnement simplement par crainte de hausses de coûts ou de pertes d’approvisionnement.
Les chaînes de télévision et de radio : un rôle dans la désinformation
Les résultats de l’étude montrent que les chaînes de télévision et de radio publiques sont considérablement plus résistantes aux contenus trompeurs en comparaison aux médias privés. En effet, les chaînes d’information continue semblent six fois plus perméables aux discours déformés. Cela est préoccupant, car les médias mainstream sont souvent perçus comme des sources fiables d’information.
Les appels à l’action
Pour une information de qualité, il est primordial d’instaurer des mesures de protection plus strictes. Cela inclut la sauvegarde de l’intégrité de la radiodiffusion publique, le respect de normes éditoriales transparentes ainsi que la mise en place de systèmes de surveillance coordonnés pour contrer efficacement la désinformation climatiques en temps réel. L’objectif est clair : préserver le débat démocratique et permettre une action climatique efficace.
Le paradoxe des médias mainstream
Un paradoxe se dessine lorsque l’on considère que, bien que les médias soient vus comme des sources d’information fiables, ils contribuent à amplifier la désinformation climatique en couvrant insuffisamment ces questions. Moins les médias en parlent, plus ils deviennent vulnérables aux informations trompeuses. Ce cycle vicieux nécessite des interventions stratégiques pour améliorer la qualité de l’information diffusée.
Conclusion sur les interrogations et défis
Au final, cette étude met en exergue l’importance d’une vigilance accrue face à la désinformation climatique. Les récits souvent relayés par les médias peuvent avoir des conséquences bien réelles sur les politiques environnementales, sur la perception publique et, in fine, sur notre avenir face aux défis climatiques qui se posent. Un engagement collectif est nécessaire pour lutter contre cette désinformation et permettre une compréhension adéquate des enjeux climatiques.
Liens connexes pour approfondir
Pour mieux comprendre l’ampleur de la désinformation climatique dans les médias français, vous pouvez consulter les ressources suivantes :
- Désinformation Climatique dans les Médias Audiovisuels Français
- Désinformation Climatique: Prospérité dans les Médias
- Démasquer la Désinformation sur le Climat
- Observatoire de la Mésinformation Climatique
- La France : Pilier de la Lutte Climatique
- Le Climat et les Catastrophes
- Stratégies de Communication autour du Bilan Carbone
- Désinformation Climatique : Médias Français et Brésiliens

Il est alarmant de constater que l’exposition à la désinformation climatique a considérablement augmenté au sein des médias français. Une récente étude de Science Feedback, en collaboration avec des partenaires tels que Data for Good, a révélé que 529 cas d’affirmations trompeuses ou fausses ont été détectés entre janvier et août 2025, avec un pic durant l’été. Cette explosion de la désinformation est particulièrement préoccupante, car elle peut influencer les opinions publiques et entraver les actions en faveur de l’environnement.
Les résultats de cette étude mettent en lumière 19 narratifs récurrents qui ciblent principalement les solutions au changement climatique, notamment les énergies renouvelables. Plus de 70 % des cas de désinformation concernaient la transition énergétique, soulignant les critiques souvent infondées à l’encontre de l’énergie solaire et éolienne. Par exemple, des allégations selon lesquelles l’augmentation de ces énergies variables entraînerait une explosion des factures d’électricité sont largement relayées. Pourtant, les données montrent que l’électricité d’origine renouvelable est souvent moins coûteuse à produire que celle des centrales à combustibles fossiles.
En outre, l’étude souligne une résilience surprenante des médias publics par rapport à leurs homologues privés. La télévision et la radio publiques s’avèrent moins perméables aux discours trompeurs, étant six fois plus efficaces pour vérifier les informations diffusées. Cette statistique est révélatrice du rôle essentiel que jouent les médias dans la lutte contre la désinformation. Malheureusement, la plupart des chaînes d’info privées diffusent des commentaires et des analyses de personnes non expertes, augmentant ainsi la propagation de discours trompeurs.
Les pics de désinformation coïncident souvent avec des événements politiques majeurs, tels que l’investiture de Donald Trump et les débats parlementaires sur les zones à faibles émissions. Ces événements génèrent des émotions fortes qui peuvent obscurcir la raison et alimenter les commentaires stigmatisants. L’étude appelle donc à une vigilance accrue et à l’importance d’une couverture médiatique responsable sur les questions climatiques.
Les experts insistent également sur la nécessité d’adopter des mesures de protection plus strictes, telles que la protection de la radiodiffusion publique et l’établissement de normes éditoriales transparentes. En effet, moins les médias couvrent les enjeux climatiques, plus ils deviennent vulnérables à la désinformation. Cet appel à l’action met en évidence l’urgence de renforcer l’intégrité de l’information environnementale pour soutenir un débat démocratique solide et des actions climatiques efficientes.

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