
Climat : les Français affichent une empreinte carbone supérieure à la moyenne mondiale
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Publié le 3 juillet 2025 à 7h00
Publié le 3 juillet 2025 à 7h00
Le rapport du Haut Conseil pour le climat met en évidence que l’empreinte carbone des Français est 1,4 fois supérieure à la moyenne mondiale. Les experts pointent une affaiblissement du pilotage de l’action climatique en France malgré l’aggravation des impacts du changement climatique. Actuellement, l’empreinte carbone est estimée à 9,4 tonnes eqCO2 par personne, loin des 2 tonnes recommandées par l’Accord de Paris.
Le Haut Conseil pour le climat (HCC) alerte sur le paradoxe français où, malgré une baisse récente de l’empreinte carbone, celle-ci reste préoccupante. Celle-ci inclut les émissions liées aux importations, représentant plus de 50% des émissions totales. Les auteurs du rapport plaident pour un sursaut collectif afin de relancer l’action climatique.
La question de l’empreinte carbone est au cœur des préoccupations climatiques actuelles, et les derniers rapports mettent en évidence un constat alarmant : l’empreinte carbone des Français est 1,4 fois supérieure à la moyenne mondiale. Ce chiffre, évalué à 9,4 tonnes eqCO2 par personne pour l’année 2023, appelle à une réflexion profonde sur les comportements et les politiques publiques en matière d’environnement. Alors que les impacts du changement climatique s’intensifient, il est crucial d’explorer les raisons de cet état de fait ainsi que les actions à entreprendre pour réduire cette empreinte. Cet article se penchera sur les divers éléments contribuant à l’empreinte carbone en France, les secteurs les plus impactés, et les efforts qui peuvent être déployés pour atteindre les objectifs climatiques fixés par des accords internationaux.
Un constat alarmant
Le Haut Conseil pour le climat a récemment rendu un rapport qui appelle à un « sursaut collectif » pour relancer l’action climatique en France. En effet, face à l’augmentation des impacts du changement climatique, les autorités constatent que le « pilotage de l’action climatique s’affaiblit ». Cela est inquiétant, d’autant plus que le cadre d’action publique a pris un retard considérable, laissant les citoyens dans l’incertitude quant aux mesures à adopter pour contribuer efficacement à la transition écologique.
Empreinte carbone et importations
Les experts s’intéressent particulièrement à l’empreinte carbone des Français, qui a des implications majeures en matière de consommation. En effet, environ 50% de cette empreinte provient des importations. Ces dernières ont fortement augmenté depuis 2016, excepté en 2020 et 2023. La dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés est inquiétante, représentant près des deux tiers des émissions brutes territoriales.
Les biens et services que la France importe, tels que les métaux, les textiles et les produits manufacturés, sont souvent issus de pays ayant un mix énergétique fortement émetteur. Le constat est clair : la France, tout comme l’Union européenne, importe plus d’émissions qu’elle n’en exporte, ce qui contribue de manière significative à l’augmentation de son empreinte carbone.
Émissions directes et indirectes
L’empreinte carbone peut être divisée en plusieurs catégories. Les émissions directes, c’est-à-dire celles produites par les ménages et les activités intérieures, représentent environ 16% de l’empreinte totale. Parallèlement, 28% proviennent de la production interne de biens et services destinés à la consommation. Une autre part significative est constituée par les émissions liées aux transferts internationaux de voyageurs.
La bonne nouvelle est que l’empreinte carbone a connu une légère baisse de -4,1% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est à mettre en perspective avec l’augmentation constante observée depuis 2008, à l’exception des deux années post-crise sanitaire. Cependant, malgré ces progrès, l’empreinte carbone des Français reste préoccupante, toujours 1,4 fois supérieure à la moyenne mondiale de 6,5 tonnes eqCO2.
Les secteurs clés
Il est essentiel d’identifier les secteurs qui contribuent le plus à l’empreinte carbone. Parmi eux, le secteur des transports se distingue par une augmentation significative des émissions. Les trajets aériens et maritimes, par exemple, continuent d’augmenter, avec des hausses notables des émissions liées au trafic aérien international ainsi qu’au transport maritime. Les experts soulignent que le secteur doit adopter des pratiques plus durables afin de respecter les objectifs de réduction des émissions.
L’impact des politiques publiques
Le rapport du HCC fait état d’une absence regrettable de publications sur les documents cadres relatifs à l’énergie et au climat, tels que la Programmation pluriannuelle de l’énergie et la stratégie nationale bas-carbone. Cette situation entrave l’engagement des particuliers, des acteurs économiques et des territoires dans la transition nécessaire vers un mode de vie plus écoresponsable.
Les politiques en matière d’innovation et d’adaptation aux défis climatiques doivent être constamment révisées pour assurer leur pertinence. Un *sursaut collectif*, comme l’appellent les experts, nécessite un engagement de tous les secteurs, avec un suivi adéquat pour garantir des avancées concrètes.
Solutions et engagement citoyen
Pour réduire l’empreinte carbone, des actions concrètes sont à envisager tant au niveau individuel que collectif. Il est essentiel de passer par des comportements plus écoresponsables dans les habitudes quotidiennes, notamment en matière de consommation. Cela passe par une réduction des importations, préférant des produits locaux et à faible empreinte carbone.
Des initiatives telles que le choix d’un hydrogène écologique et à faible empreinte carbone, l’implication des PME dans la diminution de leur empreinte, et la sensibilisation à l’évaluation de l’empreinte carbone devraient également être encouragées. Les entreprises doivent être incitées à adopter des mécanismes de décarbonation et à réduire leurs émissions tout en garantissant un accès équitable à la transition pour tous les citoyens.
Les gestes quotidiens
Réduire son empreinte carbone peut se traduire par des gestes aussi simples qu’efficaces. L’éco-mobilité, par exemple, constitue une option à privilégier. Prendre les transports en commun, préférer le vélo à la voiture, et être attentif à la réduction de l’usage de l’aviation sont quelques-unes des nombreuses alternatives possibles. De plus, réduire sa consommation d’énergie, privilégier les énergies renouvelables et réduire le gaspillage alimentaire sont autant de moyens efficaces pour amoindrir son impact environnemental.
Conclusion et perspectives
Les enjeux concernant l’empreinte carbone des Français sont clairs et exigent des actions fermes de la part de tous, y compris des institutions. Relever le défi du changement climatique nécessite non seulement une prise de conscience individuelle et collective mais aussi des politiques concertées qui visent à redéfinir notre modèle économique en faveur d’une durabilité à long terme. La vigilance doit être de mise car chaque geste compte dans la lutte qui nous attend.
Liens utiles
Pour en savoir plus et approfondir le sujet, voici quelques ressources supplémentaires :
- L’empreinte carbone des Français : Bilan, facteurs et solutions pour la réduire
- Comment évaluer son empreinte carbone ?
- Faites le choix d’un hydrogène écologique et à faible empreinte carbone
- L’Inserm envisage son empreinte carbone pour 2025 : réflexions sur les futurs possibles
- L’empreinte carbone des Français persiste à dépasser la moyenne mondiale
- Quelle est l’empreinte carbone de l’énergie nucléaire en France ?
- Climat : La France affiche une empreinte carbone supérieure à la moyenne mondiale
- L’empreinte carbone de la France de 1990 à 2023
- Bpifrance et Orange unissent leurs forces pour aider les PME à diminuer leur empreinte carbone
- Dossier de presse sur l’empreinte carbone

Témoignages sur l’empreinte carbone des Français
Marie, 32 ans, responsable marketing : « En prenant conscience de l’empreinte carbone des Français, j’ai été choquée d’apprendre qu’elle est 1,4 fois supérieure à la moyenne mondiale. Cela m’a poussé à adopter des habitudes plus respectueuses de l’environnement, comme réduire ma consommation de viande et privilégier les transports en commun. Je pense sincèrement que chaque individu peut faire la différence. »
Pierre, 45 ans, agriculteur : « En tant que producteur local, je me sens concerné par l’impact de mes produits sur le climat. Pour moi, la réduction de cette empreinte carbone est essentielle. Nous devons également éduquer nos clients sur l’importance de consommer local et de soutenir des pratiques durables. C’est ainsi que nous pourrons contribuer à un avenir plus vert. »
Claire, 28 ans, étudiante : « J’ai récemment participé à un séminaire sur le climat, et il est alarmant de constater que notre pays ne respecte pas les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Je ressens une certaine frustration face à la lenteur des actions gouvernementales. Cela m’incite à me mobiliser, non seulement pour changer mes habitudes, mais aussi pour sensibiliser mes amis à ces enjeux cruciaux. »
Luc, 50 ans, enseignant : « Je prends au sérieux l’éducation environnementale dans ma classe. Parler de l’empreinte carbone des Français et lui faire comprendre sa portée est vital pour la nouvelle génération. Je leur montre comment notre mode de vie et nos choix de consommation influencent notre climat, et il est important qu’ils prennent conscience de leur pouvoir d’action. »
Sophie, 38 ans, mère de famille : « Avec ma famille, nous avons fait des changements significatifs pour réduire notre empreinte carbone. Nous privilégions les produits bio, dans des circuits courts, et réduisons notre utilisation de plastique. Les grandes lignes et les chiffres d’emprunt carbone des Français peuvent sembler décourageants, mais je crois fermement qu’à notre échelle, nous pouvons tous contribuer à un changement positif. »